Présentation

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Sous la peau des mots

Viens, viens voir un peu à la fenêtre de la vie , penche-toi un instant au balcon du monde , parfois, c'est ça , la Poésie ! Viens te regarder passer, rue des Irradiés, ou nous voir piétiner Place des Gnous...Regarde, un peu plus loin là-bas, sur ta gauche, on est en train de refuser, on bâtit un autre monde ; viens, on va se joindre à eux : la Poésie, c'est la Vie ! 

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Les images signées Polixène ou Jeanne Djoumpey sont sous licence Art Libre :Copyleft Attitude     http://www.artlibre.org/                      
Les textes signés Polixène ou Jeanne Djoumpey sont sous licence Créative commons          http://fr.creativecommons.org/

Tous les autres sont soumis au copyright classique.

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Bienvenue aux visiteurs nouveaux, et aux "anciens" merci de votre patience..
car j'ai peu ou prou délaissé ce blog ces derniers temps . 
Même si sa vocation n'a jamais été celle d'un journal intime, quand même, ...allez, je fais ça pour vous!

Donc  dernier scoop notre ado délaisse un peu le rock tendance métal pour chanter du Greame Allright à la guitare sèche . comme quoi...
Au petit déjeuner, nous avons eu droit à  "la ligne Holworth",qui  m'a plongée direct dans mes 15ans, feu-de-camp-guitare-coeur-en-bandoulière ! ouh là le café a eu un drôle de goût ce matin....

Côté jardin j'ai vu une couleuvre magnifique sous les arums ;  j'aime toujours quand la vie sauvage nous appelle à la modestie ...

à quoi bon  la lister les nouvelles catastrophiques du jour , il y a assez de gens payés pour cela , mais je vous dirai que j'ai pris le temps d'écrire une lettre à mon oncle, le vieux frère de mon papa, cher vieil oncle toujours de bon conseil, toujours là sans faire de bruit,comme une veilleuse dans le tumulte de nos vies .

et ça c'était vraiment une bonne idée ! une seule lettre depuis les trois dernières décennies, c'est pas du harcèlement ...

je vous conseille  de faire pareil, écrivez à quelqu'un que vous aimez tendrement sans lui avoir jamais dit .ça fait un bien fou .

 
quand la télé t'amuse
c'est qu'elle abuse
quand la télé t'fait suer
c'est qu'elle dit vrai

quand la télé t'appelle
elle te harcèle
quand la télé te plait...
c'est la publicité!

quand la télé te grise
elle te vend des bêtises
elle semble te chouchouter
c'est pour mieux t'envoûter!

et quand elle te fait peur:
horreurs! malheurs!
c'est les infos' de 20heures!

quand la télé t'appelle
elle t'ensorcèle
quand la télé te plait
c'est la publicité!

tu y plonges à ta guise,
tu t'amenuises
tu l'aimes sans compter:
elle t'a déjà piégé!

même si c'est pas en vrai
tu as déjà vu tuer, voler assassiner
mépriser,insulter,mentir,abandonner
tout ça sans t'inquiéter!

tu as aussi aimé,
chéri ou adoré, aidé, sauvé,
caressé, pardonné....
dommage, c'est pas en vrai!

mais tu l'éteins sans peine:
tu redeviens toi-même !!
quand la télé se tait
ta vie devient plus vraie



( texte en travail)
jeanne djoumpey
Chut !  il arrive ,
Habillant le silence ...
Avec pourtant une fanfare  de
Tendresse au fond des yeux.




Jeanne Djoumpey
L'occasion fait le larron, c'est bien connu . Ces énormes figues bien sucrées et juteuses que je trouvai par hasard au fond d'un parking, mûres à point -alors que celles de mon jardin sont tout justes bonnes pour les poules- m'ont inspiré cette recette de rentrée.

Je m'empresse de partager avec tous les gourmands qui me liront l'idée lumineuse d'associer figue, sarrazin et noisette .

Ingrédients:

pâte:
 150g de farine de sarrazin (bio)
200g de farine d'épeautre (bio)
1 oeuf  (frais pondu ,merci les poules du voisin)
80 g de beurre frais, à température ambiante
une pincée de gros sel gris de Ré
de l'eau gazeuse

garniture:
une vingtaine de grosses figues violettes très mûres
100g de mascarpone
100g de noisettes en poudre (du noisetier de chez mamie)
50g de sucre glace
1cuillerée à soupe rase de "maîzena"
4 cuillerées de sirop de sureau noir (tout fait par moi ,voir ma recette)


Et maintenant, au boulot!


1-Vous allez commencer par mettre le beurre mou avec les farines  et le sel , dans un saladier .
Vous le travaillez avec deux couteaux ronds et quand vous avez un sable grossier, vous ajoutez l'oeuf battu ;
là vous changez d'outil et vous mélangez bien, vous finissez d'amalgamer la pâte avec l'eau gazeuse .
Attention, pas trop!  Versez petit à petit , juste ce qu'il faut pour mettre la pâte en boule souple .
 Ne pétrissez  pas , même si vous en avez envie.
Prenez plutôt du papier film et entourez votre boule pour un petit stage de 30mn au frigo.

2-Pendant ce temps, au lieu de vous ronger les sangs, équeutez les figues (que vous aurez pris le soin de sécher si vous n'avez pu vous empêcher de les rincer).
Tant que vous y êtes, coupez-les en quatre . Vous pouvez chanter .
Si les noisettes sont entières, pilez -les .

3-Maintenant c'est le moment de sortir votre casserole-qui-n'accroche-pas et d'y mettre le mascarpone en compagnie du sucre glace et de la maîzena .Chauffer en tournant 3/4 minutes , sortez du feu et ajoutez toujours en tournant, le sirop de sureau .
Non, vous ne rêvez pas! Cette couleur incroyable, ce violet luisant assez flaschy est totalement assorti à vos figues , ainsi qu'à votre soutien-gorge .

4-Il va falloir envisager les moules à tartelettes, leur nombre par rapport à leur taille eu égard à la quantité de figues...tout ça est votre problème .
Quand il est résolu, vous sortez respectueusement  la pâte du frigo ,même si la demi-heure n'est pas passée, et vous l'étalez gentiment au rouleau ( entre deux feuilles de papier c'est plus facile ).
Préchauffez le four.
Garnissez vos moules, il faut vraiment tout vous dire .

5-Saupoudrez le fond de chaque tartelette de noisettes pilées;
Mettez par dessus une cuillerée de crème flaschy et disposez  cérémonieusement vos quartiers de figues sur leur petit coussin .
Enfournez (180°) ( et surveillez )à peu près 25:30mn .
S'il vous restait des noisettes , vous les auriez saupoudrées par dessus bien sûr...

6-Le plus dur c'est de  faire patienter  tout le monde jusqu'au goûter (ou dessert) ...
Vous pouvez arrêter de chanter .





Polixène
J'te préfère la nuit
Le jour tu m'ennuies
J't'aime mieux la nuit
Le jour je te fuis!

Au soleil tu m'épuises
Tes mots-piments me cuisent
J'en conclus des bêtises
Tes commentaires m'atterrent
Trop de reproches...ça cloche!

Mais dès que le soleil se couche
Je commence à rêver de ta bouche
Dès qu'arrive l'obscurité
Je vote pour la nudité...farouche!

Quand la nuit pose ses babouches
Qu'en son peignoir de ciel brodé
Elle nous invite aux feux manouches,
Alors nos aigr'heures sublimées
Deviennent du miel dans du lait...

Tout le jour je manque d'humour
J'oublie d'arroser notre amour
Heureusement qu'tu pleures de rire
ça nous permet d'éviter l' pire

Mais la nuit on manque de temps
Pour faire deux cent mille enfants
On chevauche les ailes du vent
Rugissant pour sang blanc


Jeanne Djoumpey


Ils sont nos frères de sagesse et de patience, d'amour et de don ,de modestie et de panache ; ils devraient être en cela nos modèles...

Mais nous humains , les enfants pourris-gâtés, les sales morveux de la planète, nous arrachons, nous salissons, nous abimons tout .

L'humanité est comme un enfant monstrueux qui se retourne contre Gaïa, sa mère ,et la dévore.

En tous lieux et toutes époques , les sages d'entre nous ont eu beau nous prévenir et nous mettre en garde,nous supplier et nous tancer, rien à faire!
Nous persistons dans notre folie destructrice et suicidaire...
Quelle tristesse et quelle honte !
Puissent nos descendants ne pas exister pour n'avoir pas à porter une telle absurdité en héritage...

Les arbres sont nos maîtres et nos modèles, aimons-les humblement .


Jeanne Djoumpey

Forcément, diront certains, une telle vision ne peut venir que d'une balance...(moi, je m'en lave les plateaux...)

L'oscillation, l'aller-retour éternel et hypnotique entre les contraires , entre les pôles est une dynamique positive et non négative, une tentative d'annulation de la distance génératrice de souffrance plutôt qu'une hésitation, une incapacité à "choisir" ; peut-on d'ailleurs choisir définitivement une orientation?
Notre psychologie est-elle donc si simpliste qu'il faille se mettre sur des rails et ne plus les quitter?

Je vois autrement ce mouvement de va et vient entre les opposés, je le vois comme un geste d'effacement  des extrêmes, un essai de réconciliation des inconciliables, et en cela l'oscillation a un côté  pathétique ; c'est un effort sisyphéen pour empêcher les pôles de s'éloigner, les contaires de se fuir, les extrêmes de caracoler ; une façon de les réunir, d'être le lien de force, la raison d'être: c'est la tension par exellence, par définition physique dirai-je .

Mais une esthétique reste à révéler de cette force si agissante chez nous , les humains ;une vision "trans" disciplinaire, transversale reste à mettre en exergue .
Donner à voir, quelle belle mission : à vous , photographes-poètes, philosophes-mathématiciens, architectes-musiciens, jardiniers-couturiers et autres cuisiniers-chorégraphes ou chimistes-peintres...

Comment, c'est déjà fait? Vous jouez depuis des millénaires avec les oppositions et les contrastes? Vous les utilisez afin de mettre du relief dans vos propos , d'accord. Purement technique et utilitaire .

Mais je vous parle d'oscillation, de va-et-vient, d'hésitation, d'aller-retours :  cette quête du point d'annulation, a-t-elle été investie pour ce qu'elle est? Ce point d'ataraxie impossible , puisqu'instable, dynamique?
Cette zone (ou ce moment) où les forces s'annulent,  puisant dans cette annulation l'énergie de recommencer à s'opposer ...

Qui dit esthétique s'adresse au regard, qu'il soit intérieur ou extérieur, psychologique ou organique .
Qui dit esthétique s'adresse à l'âme , tutoyant l'infini ,soeur de l'immensité.

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