Rousse soeur des collines
Des franges de corbeaux
Egouttent ma mémoire
Perlée de gris ardents,
De verts écartelés...
Rires enchevêtrés
Aux flaques d'un oeil fou !
Et tes arbres ruissellent de soleils en exil :
Mélodies écarlates
En plaines antérieures...
Des silences d'argile
Aurai gardé rousseur,
Et tiédeur des paupières...
D'être née à l'amour
N'ai point de souvenance
Qu'un chemin érodé
Par la lenteur des nuits.
Jeanne Djoumpey/Polixène

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