Siddharta
Voyageur d'au-delà
où nul ne veut te suivre,
Ton pas égal te mène vers la légèreté,
à travers le réel où s'englue toute chose,
à travers ce réel qu'il nous faut relever
-ô ! défis en toutes nos pores!-
Promeneur "d'ici-bas",
au coeur immense et immobile,
aux gestes qui se coulent en buée ingénue de sagesses anciennes,
nos infinis sont tes barrières, nos immensités tes prisons...
Ne traverses-tu pas le quotidien, toi,marcheur d'absolu,
passant du soleil à l'ombre et de l'ambre au sommeil?
Jours et nuits sont poussière-déroute
que ton rire disperse,
que ton pas étourdit,
Multitude alanguie aux feux de ton regard...
Jeanne Djoumpey