Perspective
J'aime en l'heure future
les calmes émergences du rire anéanti, de l'amour épuisé...
L'après-midi s'écroule
où frappe l'ironie,
les secondes vacillent comme des murs d'extase;
Les débris du silence crissent dans nos regards
et des étangs s'éclipsent, que purifie le vide...
Les mots sont ces galets,
rongés par l'innocence et grisés de stupeur...
J'aime en ce lieu tardif
l'agonie de l'absence
où la source inventée ressurgit DANS la soif
où les marées dévoilent l'infini des distances,
quand la lenteur des corps
_ ô , sable inéluctable..._
crie l'obscure blessure des hivers détournés ;errance imperceptible...
et le néant exulte
Jeanne Djoumpey