Perspective

Publié le par Jeanne Djoumpey

J'aime en l'heure future

     les calmes émergences du rire anéanti, de l'amour épuisé...

L'après-midi s'écroule

     où frappe l'ironie,

     les secondes vacillent comme des murs d'extase;

Les débris du silence crissent dans nos regards

     et des étangs s'éclipsent, que purifie le vide...

Les mots sont ces galets,

     rongés par l'innocence et grisés de stupeur...

J'aime en ce lieu tardif

     l'agonie de l'absence

     où la source inventée ressurgit DANS la soif

     où les marées dévoilent l'infini des distances,

     quand la lenteur des corps

                               _ ô , sable inéluctable..._

     crie l'obscure blessure des hivers détournés ;errance imperceptible...

                                   et le néant exulte

 

Jeanne Djoumpey

 

 

Publié dans P...poésie

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