Nuit d'été

Publié le par Jeanne Djoumpey

Personne...

Et pourtant cet appel fugace dans le fourmillement des peupliers...

Orgueil de ces ténèbres, sculptées d'arbres baroques aux feuilles d'or de lune...

Quelques buissons recèlent

Des alcôves de glace où nul n'a fait l'amour,

le vent saupoudre de virgules les longues phrases du silence...

Qui passerait par là

ne serait qu'un amas de cellules,

disséminées par le vent jusqu'aux confins du corps ,

jusqu'au néant de l'innommé...

Nous sommes cloués aux portes des granges

lorsqu'au matin , nos lèvres

se givrent de langage...

Entends ce clapotis , sous un chaos d'absence!...

L'envers de ton regard se fige en un glacis ;

c'est au contact des vitres que tes os s'éparpillent,

l'oeil s'amenuise...

 

 

Jeanne Djoumpey

 

Publié dans P...poésie

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